Pourquoi les femmes sont moins visibles pas moins présentes
77% des sans-abri sont des hommes c’est document. Mais les femmes SDF ne dorment que dans 7% des cas dans la rue contre une proportion bien supérieure chez les hommes. Elles se trouvent dans des htels associatifs, des centres d’hbergement d’urgence ou chez des proches dans des situations précaires. Cette différence n’est pas le signe qu’elles sont moins en difficulté c’est le signe qu’elles vitent la rue parce qu’elle représente un danger supplémentaire qu’elles ne peuvent pas absorber.
La rue tue plus vite les femmes. Via les violences, l’absence de soins gynécologiques, les grossesses non suivies. L’Entourage.
Les violences spécifiques à la rue
Les femmes sans-abri subissent des violences sexuelles un taux documentcomme nettement supérieur à laurs homologues masculins. C’est précisment pourviter ces violences que beaucoup acceptent des hbergements chez des “protecteurs” situations qui créent souvent de nouvelles formes d’exploitation. La quasi-totalitdes femmes dormant régulièrement dans la rue ont subi des agressions sexuelles selon les enquêtes des services sociaux.
La fminisation du sans-abrisme
En 2012, les femmes représentaient 2% des personnes SDF au sens strict (dormant dehors). En 2023, la Fdration Nationale des Samu Sociaux enregistre 7 femmes sur 100 parmi les personnes à la rue une progression qui signale une fminisation accélre, notamment chez les jeunes femmes et les familles monoparentales.
La sous-représentation statistique des femmes dans les chiffres du sans-abrisme masque une réalitplus complexe et une forme de souffrance spécifique que les données n’atteignent que partiellement.
Sources :
[1] FNSS Enquête annuelle des maraudes 2023.
[2] INED Les sans-domicile en France.
[3] L’Entourage Données espérance de vie SDF.
[4] Samu Social de Paris Données 2022.
[5] INSEE Enquête Sans-Domicile 2012.