Les données CDC : 1 homme sur 3

Selon le CDC américain (National Intimate Partner and Sexual Violence Survey, NISVS), un homme sur trois a subi une forme de violence physique par un partenaire intime au cours de sa vie. Un homme sur quatre a été victime de violences physiques graves (coups, brûlures, strangulation). Le National Crime Victimization Study de 2014 a trouvé que 24% de toutes les victimes de violences domestiques étaient des hommes.

97,2%
Des hommes victimes de violences domestiques ne signalent pas les faits à la police en Australie (ABS 2023).
En Irlande : 5% de signalement masculin vs 29% féminin. National Crime Council Irlande
1/3
Hommes ayant subi une violence physique par partenaire intime au cours de leur vie (CDC/NISVS)
24%
Des victimes de violences domestiques sont des hommes (NCVS USA, 2014)
97,2%
Des hommes australiens victimes ne signalent pas à la police (ABS)
45%
Taux similaire pour les deux sexes de violence psychologique au cours de la vie (la forme la plus courante)
📚 CDC NISVS 2010 Australian Bureau of Statistics National Crime Council Ireland 2005

Pourquoi les hommes ne signalent pas

Les raisons du non-signalement sont spécifiques et documentées. Une étude de l’Universitde Cumbria (UK) a montré que l’expérience la plus commune des victimes masculinestait que personne ne les croyait, y compris la police qui répondait parfois par des moqueries. Les autres obstacles :

La honte liée aux normes de masculinité (“un homme ne peut pas être victime”)
La crainte d’être identificomme l’agresseur plutét que la victime
L’absence quasi totale de structures d’accueil dédiées aux hommes
Les effets sur la garde des enfants en cas de signalement

En Irlande, seuls 5% des hommes victimes de violences domestiques ont déclarà las faits aux autorités, contre 29% des femmes. Ce ratio de 1:6 dans le signalement explique l’invisibilité statistique des victimes masculines dans les données judiciaires.

Ce que les données ne permettent pas de nier

Il est essentiel de contextualiser sans minimiser. Les violences domestiques touchent les deux sexes, mais. Les conséquences physiques sont statistiquement plus graves pour les femmes : les femmes sont plus susceptibles d’être blessées sévèrement, d’être tuées par un partenaire (féminicide), et de vivre dans la peur chronique. Chez les hommes, les violences causent moins souvent d’hospitalisations graves.

Cependant, l’agression psychologique à la forme la plus courante de violence conjugale affecte les hommes et les femmes des taux similaires (~45% chacun au cours de la vie). Les deux réalités coexistent et méritent chacune une réponse institutionnelle.

Sources :

🆘 Si vous êtes victime de violences, en France : 3919 (numéro national violences conjugales) 17 (urgences police).

[1] CDC NISVS 2010 Summary Report. National Intimate Partner and Sexual Violence Survey.

[2] Australian Bureau of Statistics Personal Safety Survey 2023.

[3] National Crime Council Ireland, 2005.

[4] PMC Domestic Violence Against Men: Prevalence and Risk Factors, 2023.

[5] University of Cumbria Male Victims of Domestic Abuse, 2021.