Ce que la violence religieuse a coût
Violence religieuse documente
Croisades (1096-1291) : 1 3 millions de morts
Guerre de Trente Ans (1618-1648) : 8 12 millions un tiers du Saint-Empire
Inquisition espagnole : 3 000 5 000 excuts (1498-1834)
Hostilits religieuses en hausse dans 25% des pays (Pew 2007-2017)
Violence d’idéologies athes XXe sicle
URSS stalinienne : 20-40 millions de morts
Chine maoùste : 40-45 millions
Cambodge khmer rouge : 1,5-2 millions
Total : 85 100 millions au nom d’idéologies matrialistes anti-religieuses
La pratique religieuse est le prdicteur le plus puissant du bénévolat plus que le revenu ou le diplôme. Putnam & Campbell, Harvard 2010
Ce que l’histoire du XXe sicle complique
Le XXe sicle est le sicle le plus meurtrier entre 200 et 212 millions de morts dans les guerres et gnocides. C’est aussi le sicle des plus grands massacres commis par des régimes explicitement athes : l’URSS stalinienne, la Chine maoùste, le Cambodge des Khmers rouges ont tuentre 85 et 100 millions de personnes au nom d’idéologies matrialistes non religieuses.
La variable causale n’est pas la présence ou l’absence de croyance en Dieu c’est la concentration du pouvoir absolu et l’absence de contre-pouvoirs.
Ce que les données sociales montrent
Une étude de Harvard analysant des décennies de données américaines (Putnam & Campbell, 2010) montre que la pratique religieuse régulire est le prdicteur le plus puissant de bénévolat, de don aux associations et de bonheur déclar plus que le revenu, le diplôme ou l’origine ethnique. Une méta-analyse de 148 études dans le JAMA Internal Medicine (2018) conclut une corrélation entre pratique religieuse et moindre mortalité, moindre dépression, et meilleure santé mentale.
Faire un bilan global “positif” ou “négatif” est un biais de sélection on choisit les données qui confirment une conclusion prtablie. La question utile est contextuelle : dans quelles conditions les institutions religieuses produisent-elles quoi ?
Comment mesurer l’impact des religions : méthodes et limites
Évaluer le bilan global des religions est méthodologiquement complexe. On ne peut pas construire un groupe de contrôle — une société humaine ayant suivi exactement le même chemin historique sans religion. Ce qu’on peut faire, c’est analyser des corrélations et des cas comparatifs.
Les trois approches documentées dans la littérature académique sont :
- Analyse historique comparative : comparer des sociétés avec niveaux différents de pratique religieuse (Nordic countries vs. États-Unis, par ex.)
- Études de temps de paix/guerre sous influence religieuse : dans quelle mesure l’identité religieuse a-t-elle joué un rôle causal vs. instrumental dans les conflits ?
- Études sur les indicateurs sociaux et la pratique religieuse : criminalité, cohésion sociale, santé mentale, altruisme
Ce que les données sur le bonheur et la santé mentale montrent
Paradoxalement, les données empiriques sur la religion et la santé individuelle sont globalement positives — même chez les chercheurs qui ne sont pas sympathiques à la religion :
Ces données ne prouvent pas que les croyances religieuses sont vraies, ni que la religion est nécessairement bonne. Elles montrent que l’appartenance à une communauté, les rituels réguliers et un cadre de sens partagé ont des effets positifs mesurables sur la santé individuelle — effets qui peuvent exister indépendamment du contenu théologique.
La violence religieuse : ce que l’histoire documentée réellement
L’argument selon lequel « la religion est la source principale de la violence humaine » est souvent avancé sans rigueur historique. La recherche académique (notamment le travail de William T. Cavanaugh dans The Myth of Religious Violence, 2009) montre que :
- La distinction « guerre religieuse / guerre séculière » est largement construite après-coup pour des raisons politiques
- Le XXe siècle — le plus meurtrier de l’histoire moderne — a été dominé par des idéologies séculières (nazisme, stalinisme, maoïsme) qui ont tué davantage que toutes les guerres de religion des siècles précédents
- Les conflits labellisés « religieux » (Irlande du Nord, ex-Yougoslavie) avaient des causes ethniques, économiques et politiques au moins aussi importantes que des causes théologiques
Sources :
[1] Pew Research Center Hostilits religieuses mondiales (2017).
[2] Putnam & Campbell American Grace, Harvard University Press (2010).
[3] JAMA Internal Medicine méta-analyse religion et santé, 148 études (2018).
[4] Stphane Courtois et al. Le Livre noir du communisme, Robert Laffont (1997).